Blog à part, c’est l’heure du départ.

Après six mois à New Delhi, retour en France. Merci de votre fidélité.

Je continue à lire, manger et voir indien… Ca va me passer.

Pour relire les articles de ce blog par ordre chronologique…commencez par la fin!

A bientôt pour de nouvelles aventures…

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Les petites fourmis des rues indiennes

Dans les rues indiennes, on trouve de tout. Des enfants qui mendient sans culottes, des vaches indétronables, des tas d’ordures haut comme des maisons, mais aussi ce que fait le charme et l’atout de l’économie de proximité: les métiers de la rue.

Pendant plusieurs semaines, le site aujourdhuilinde.com a réalisé un florilège des métiers de rue sous forme de portraits à New Delhi, avec photos et sons si familiers pour les voyageurs et habitants de l’Inde.

Retrouvez le barbier-coiffeur et sa lame tranchante,

le nettoyeur d’oreilles et sa pique en inox,

le repasseur et son fer à charbon,

le marchand de fruits et sa balance,

le recycleur et son cri stridant,

le cordonnier et ses semelles colorées,

le couturier et sa machine à pédale,

le cireur de chaussures et sa brosse-à-dents.

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Classé dans Indian lifestyle, portraits, rencontres, Uncategorized

Consommer du tabac sans feu ni fumée: le mystère du pan

Non, cette petite feuille de bétel fourrée d’épices multicolores n’est pas un ravioli. Le « pan », du nom hindi de la feuille de bétél, se déguste à la fin du repas en guise de digestif. Ce fidèle compagnon trompe les ventres affamés dans de multiples romans et récit indiens, comme dans La Cité de la joie, de Dominique Lapierre par exemple.

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Juste avant d’être roulée/pliée, la feuille de pan agrémentée ressemble à ca.

Qu’y a-t-il dedans?

De la noix d’arec (astringent, stimulant), du catéchu (tannin aux propriétés astringentes), de la cardamome, des clous de girofle, de la poudre de coco… Chaque pan est unique. Il est ensuite plié en triangle pour être englouti d’une seule bouchée. Le pan se laisse fondre dans la bouche pour mieux en apprécier les saveurs. Attention aux petites machoires…


Qui consomme du pan?

De 5 roupies (moins de 10 centimes d’euros) à 20 roupies pour les épices les plus recherchées, c’est un met consommé par toutes les classes de la société : du conducteur de rickshaw qui crache nonchalamment le jus rouge et épais de son reste de pan au notable qui en commande pour la fin d’un repas de famille. Anand, un étudiant indien de 22 ans, s’en offre un petit autour de 10 roupies de temps en temps.

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Engloutir ce petit roulé feuillu sans se baver dessus est un art que peu maitrises aussi bien qu’Anan.

Le pan est-il dangereux?

Le sweet pan, sucré et sans tabac, est inoffensif. Mais il existe aussi un pan avec un mélange de tabac plus ou moins concentré. La consommation excessive de ce pan là est d’autant plus dangereuse que les Indiens gardent le tabac mélangé à la chaux coincé entre la joue et la gencive. Cette forme de tabac chiqué entraine des maladies spécifiques au sous-continent.

Selon le Dr Handa, exerçant à New Delhi, « ce pan rend dépendant à 100%. Il peut entraîner des cancers de la bouche et des fibroses sous-muqueuse buccales », une atrophie de la muqueuse de la joue qui perd son élasticité : l’ouverture de la bouche, la mastication et la déglutition deviennent difficile. C’est fait peur et c’est fait pour…

Retrouvez cet article sur aujourdhuilinde.com, le site d’actualité francophone sur l’Inde.

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Classé dans beauty and health, Cuisine, Indian lifestyle

What happens when there is no Doctor?

For a let’s say a « western » public, what happens is this small village in Haryana, half an hour from New Delhi is unbelievable. Mangar is home to approximately eight-thousand people most of whom have never been to a proper doctor. Of course, there is one. Well, officially. « He just touches your belly and gives you anything », explains a volunteer from the Mangar school.

Ila Lumba, founder of the Mangar School had to call for a doctor to come and check the villagers. Today, Decembre 7th, the Med Camp is eventually taking place in the school.

Listen to this radio story and discover what happens when there is no doctor…
A radio story by Marie Naudascher, in Haryana

More picture from this Med Camp…the villagers help to create a suitable medical room with.. A table

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Classé dans éducation, indian issues

Après le carnage de Mumbai, l’Inde se recueille

Les images des attentats qui ont secoué la capitale économique indienne le 26 novembre dernier témoignent de la violence sanglante de l’événement. Depuis une semaine, en Inde, les journaux et les citoyens ne parlent que de ça. Les médias étrangers ont couvert sans relâche cette actualité qui prend une échelle planétaire. Maintenant, ce sont les analyses qui occupent les médias: ce bain de sang aurait pu être évité. Les mesures de sécurité étaient, comme souvent dans ce pays d’un milliard d’âmes, ridicules, compte tenu des informations que détenaient les autorités indiennes et les services de renseignements américains.

Face à un terrorisme toujours plus présent dans le sous-continent, les citoyens indiens de toutes confessions se recueillent. Ce soir, c’est la communauté de Jamia Millia, une université publique de New Delhi à majorité musulmane qui rend hommage aux victimes des attentats.

Reportage radio (en anglais) de Marie Naudascher, en direct de Jamia Millia University

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Classé dans jamia, terrorisme

Un bollywood sur les gays… Mais ça reste une blague

Dostana, le nouveau blockbuster bollywoodien, avec John Abraham, Abhishek Bachchan et Priyanka Chopra se penche sur les stéréotypes de l’homosexualité. Pour ne pas risquer d’offenser un public indien frileux vis à vis de ses gays, le film se passe à Miami.

Pour obtenir un appartement, deux hommes se font passer pour un couple gay pour amadouer la propriétaire…qui est aussi la vilaine tante de la superbe Neha. Mais voilà, les deux compères tombent en pâmoison devant leur colocataire.

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Leur amitié se nourrit de soirées télé, de bières, de marches sur la plage. Si tourner le film à Miami n’a pas grand sens, les scènes torrides de Mr Muscle Abraham et Miss Monde 2000 Priyanka Chopra ont besoin du glamour des plages de Floride

Le quiproquos tourne au drame quand la mama indienne de Bachchnan reçoit par erreur une réponse du service d’immigration américain pour une demande de résidence pour un couple homosexuel…

Pour être crédible auprès de Neha et de sa tante le faux couple gay surjoue les clichés homos. Festival de doigts en l’air, de mimiques et de voix perchée. Pour le public indien, Bachchnan est une star. Il joue souvent des rôles de policier, d’homme rangé, sérieux et viril. La salle est donc hilare quand il « joue » au gay. Imaginez la star française de votre choix dans ce rôle.

Le tout en dansant, chantant, avec des saris, des paillettes et des chorégaphies explosives.

Vous pouvez aussi voir Dostana à Paris depuis la semaine dernière.

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Classé dans bollywood, culture, discrimination, Indian lifestyle

Népalais qui veut… Récit de 6 jours de voyage dont 4 dans les transports

48 heures dans les trains « Express » indiens

Pourquoi prendre l’avion quand on peut prendre le train? Parce que le train, c’est l’Inde éternelle, l’Inde des couleurs, des sons et des odeurs. Disons, surtout des odeurs…

Voici l’itinéraire cartographique d’une semaine de voyage express.
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Pour mieux vous rendre compte, en 6 jours, ça donne:

1er jour: 26 heures de train Delhi-Raxaul (frontière indo-népalaise)

2e jour: 10 heures de Bus Birgunj (frontière népalo-indienne) – Kathmandou

3e jour: Kathmandou (capitale du Népal)

4e jour: 10 heures de bus Kathmandou- Birgunj + une nuit dans le train

5e jour: Halte à Bénarès ( pour une après-midi) + une nuit dans le train

6e jour: arrivée matinale à New Delhi

Ne pas prendre le train, c’est risquer de:

– Ne pas avoir la chance de partager sa couchette avec des jambes inconnues

– Ne pas entendre un moustachu ronfler

-Ne pas voyager à côté d’un policier attaché par une corde à un prisonnier à pull sans manche

-Ne pas visiter les cuisines du train et faire cuire soi même son chapati

-Ne pas se faire offrir des pommes, des beignets et des sucreries par un jeune indien qui a senti que j’avais faim

– Ne pas supporter les voyageurs qui écoutent de la musique en haut parleur sur leur portable

– Ne pas dormir bercé par les cris des vendeurs de thé qui crient 10 fois par wagon qu’ils vendent du thé

— écoutez les vendeurs de pani bottle (eau), chai (thé), café et journaux 

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Cool Raxaul

Raxaul sert de passage vers le Népal. C’est tout. En préparant consciencieusement ce voyage, les indiens que j’ai rencontrés m’avaient prévenue: « à cause des inondations au Bihar, il y a des hordes de pauvres qui vont vous attaquer, passez plutôt par là ou par là ». J’ai compris ce que pensaient les non Biharis de cet Etat quand un étudiant de ma classe s’est présenté: « Bonjour, je viens du Bihar », et que la classe entière s’est bidonnée. Ca doit correspondre à nos clichés français sur nos amis belges.

A Raxaul, il n’y a rien à voir (j’ai vérifié). Les moustiques sont féroces, il fait nuit (oui), et froid. Mais tout le charme de cette ville, c’est sa position stratégique vers la frontière népalaise.

Passer la frontière en calèche

Michel Foucher, l’auteur de Fronts et Frontières, qui a bercé la génération de khâgneux 2005, n’a qu’à bien se tenir. La frontière, nous, on la traverse en calèche, à 5 heures du matin, sous la brume. Pour rejoindre Birgunj, la ville jumelle de Rawaul côté népalais, il faut:p1040034

– Offrir un thé au douanier indien en attendant que le soleil de lève (il refuse de tamponner nos passeports avant)

– Casser les prix du backchich. De 400 roupies on passe glorieusement à 200. Le coquin n’a pas voulu me donner de facture.

– Atteindre le poste de frontière népalais et copiner avec les douaniers. « C’est qui lui sur la photo? Ah, votre roi? Hum, very nice ».

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– Payer son VISA, en expliquant qu’on ne reste que 48 heures au Népal, puis regarder un clip Bollywood sur le portable du douanier et sortir le déodorant Shahrukh Khan de Julien pour leur montrer que nous aussi on est à la mode!p1040043

Kathmandou, la ville rouge

Après 9 heures de bus, entourés de 30 Népalais, un poulet dans un sac en jute et des vendeurs de fruits, arrivée à Kathmandou, de nuit. Une fois rejoint le quartier touristique des trekkers internationaux, une bonne surprise. Il y a des couvertures dans les guest houses, de l’eau chaude (oui, trois jours de voyage suppose une crasse persistante), et un masala tea pour nous accueillir.p1040052

Le bon côté de la partie touristique d’une ville, c’est que tout est fait pour nous faire sentir qu’on est dans le pays du Mont Everest! On trouve des DVD, du papier toilettes, des écharpes en poils de yak… et surtout de la viande rouge, qu’on appelle communément du boeuf. J’en frissonne de bonheur! Imaginez des momos au boeuf au lieu du chou/ carottes du veg momo. (Vous ne connaissez pas les momos? Cours de rattrapage ici)

A Kathmandou, on trouve de la bière de riz népalaise, de la bière tibétaine (faite de grains d’orge arrosés d’eau bouillante), mais aussi des temples, des singes…

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Pour finir ce voyage épique, un retour sur le toit du bus s’impose. N’ayant pas de place dedans, autant voyager dessus. Pour humer l’extrême pollution de la route Kathmandou-Birgunj, avec ses bus crachant des fumées noires à chaque accélération, c’est mieux! Mais longer pendant plusieurs heures un fleuve au milieu des montagnes, ça se mérite…

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A retenir sur le Népal:

– C’est le seul pays au monde à avoir un drapeau non rectangulaire

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– Les femmes portent aussi le sari, avec un petit gilet de laine

– Leur monnaie est la roupie népalaise

– Penser à prévoir quelques jours pour aller trekker dans les montagnes de l’Himalaya

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