Voyez ces énormes piments du Bhoutan passés à la moulinette…
Kinga, cheffe en chef d’un déjeuner improvisé chez elle me prépare un curry au piment et du riz rond à la vapeur.
Quatre pommes de terres, une tomate, une gousse d’ail entière, un peu d’huile, un soupçon de sel… Et les piments. Le tout mijoté dix minutes!
Cuit dans une cocotte, le riz gluant reste croquant, je me régale avec les doigts! Kinga me sert en guise d’accompagnement une sauce de bœuf séché au piment. Ca ressemble à de la sciure épicée, mais c’est très bon.
Kinga habite à 15 minutes de Jamia, elle m’avait dit que chez elle c’était tout confort, salon, deux chambres avec terrasse, le tout pour 5 000 roupies (soit environ, 80 euros). Elle habite avec un autre camarade du Bhoutan, Kinley, qui a du oublier de ranger sa chambre depuis quelques semaines. Le ventilateur est noirci de poussière, l’air ne circule que si l’on éternue et il n’y a pas de tuyau sous l’évier… Nous mangeons sur son matelas, au rythme étouffant des klaxons de la rue sombre et tortueuse au-dessus de laquelle sèche son linge.
Kinga travaille pour un journal au Bhoutan. Elle est ici parce qu’elle a obtenu un bourse grâce à son journal. Après deux années heureuses à Bangalore, elle souffre à Delhi. Elle ne se sent pas en sécurité, n’a pas beaucoup d’amis et est épuisée par le rythme de la fac.
Mais c’est un petit brin de fille dynamique, toujours en train de raler du coin de l’œil…


