Le dernier blockbuster indien, c’est Singh is kinng.
Sur le kitschissime site officiel du film, porté par l’irritante BO du film au rythme trinaire odieux, je comprends que même les producteurs sont incapables de résumer leur film. C’est un mélange entre Borat (le personnage principal est aussi expatrié et gauche que l’action est saccadée et peu drôle, du moins pour moi), Dhoom 2 (première scène: une course poursuite parachute-moto-auto en Australie après qu’un tueur est sorti du gâteau de mariage pour ouvrir le feu sur les convives dans la tour d’un grand hôtel) et Le Parrain (juste dans l’idée de la dynastie).
Un exemple de chorégraphie pleine de sens dans un cadre peu indien avec des tenues très Pimkie:
Apparemment, les dialogues étaient hilarants. La salle avait le rire facile: le héros passe on temps à trébucher, moi, ça ne me fait que très peu rire.
Contrairement au mythe de la famille indienne qui débarque au cinéma avec les ancêtres et des réserves pour les trois heures de spectacle, le concept du multiplex se résume à ça: pour une séance le dimanche soir à 23heures, il faut réserver deux jours à l’avance, à l’entrée, cigarettes sont confisquées (et non retournées), batterie d’appareil photo également (“I am a journalist Sir, It is my professional camera”: rien à faire… Ils n’ont pas encore compris qu’on pouvait filmer avec un téléphone cellulaire). A l’entracte (“intermission”), les spectateurs s’offrent des nachos (petits chips à l’allure mexicaine sans intérêt et dommageable pour l’haleine), des pop corn, des veg burger. Les petites filles courent dans les allées.
Il est 2h30, la séance se termine. Je croise mon premier éléphant. Il se promène sur la route, tout doucement. Sa trompe est rugeuse, poilue et vivante! 
Dans le rickshaw du retour, vers 3 heures, Mani (mon amie indienne qui prend des pilules pour grandir et devenir actrice à Bombay) et moi nous faisons arrêter par la police. Apparemment, nous n’avons rien à faire dans la rue à cette heure là. Ah…