Dans les journaux indiens, il y a moult publicités pour les universités, les encarts “admissions open” colorent les pages et s’insèrent entre les obituaries et les annonces pour les électriciens. Au cout de trois semaines, toujours pas de promo pour Jamia Millia Islamia, le “meilleur” (souligné en gras dans l’annonce de Sciences Po) centre de journalisme d’Inde. Je commence à m’inquiéter, mais tous les indiens (eh oui, j’ai demandé à TOUS les indiens) connaissent cette université. Pas besoin de pub donc?
Premier jour, un vendredi (oui, nous avons cour le samedi et le dimanche, donc vendredi c’est le début de la semaine), je vais à la fac à pied. Comme quand on était petits, en septembre en France pour la rentrée des classes, il pleut. Mais en Inde, c’est une pluie qui donne envie de danser en tongues dans les flaques. Bref, je suis trempée, une vraie éponge.
Nous sommes accueillis dans un grand amphi climatisé: une heure de discours consensuel qui m’apprend que les médias vivent une révolution grâce aux “digital medias”! Les orateurs se voient offrir une couronne de fleurs encélophanée qui ressemble à un petit plateau de sushis…
Les étudiants sont ouverts, ils posent des questions, vont à la tribune. Certains disent des anneries juste pour monter sur l’estrade. Ils sont fraichement remerciés par un “next student please”.
Ensuite, déjeuner à la cafét’ avec les étudiants. Il y a parmi eux Hélène et Vincent deux étudiants de Sciences Po de 3e année. On se croirait au Shark Pool dans Hartley Coeurs à vif version indienne. Les jeunes papotent, mangent assis sur les tables, en groupes disparates.




Un commentaire
13 août 2008 à 12:32
tu ramèneras Daisy en France ?