2 juillet 2008...5:54

Petites leçons de conduite à l’indienne…

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Pour commencer, le rickshaw. Ces scarabées sur roulettes pullulent dans Delhi. Si vous êtes insomniaques, ne comptez pas les moutons, mais les rickshaws… Peu de chance de vous endormir, la règle ici, c’est de klaxonner pour se signaler aux autres conducteurs. Derrière les camions ou les bus un “please horn” fait office de “bébé à l’arrière donc klaxonnez svp pour que je ne vous oublie pas”.

Please horn

Une fois négocié le prix de la course et installé à l’arrière, vous découvrez que c’est en réalité un scooter (le volant est un guidon de vespa) surmonté d’une tente… Et là, vous vomissez les conducteurs de gros 4×4 qui vous frôlent. Dans la famille auto-richshaw, je voudrais...

Et si on vous proposait de faire un tour en 4×4 climatisé? Rien de tel pour comprendre la conduite à l’indienne, qui n’a rien d’une file, croyez moi.

Une grosse voiture indienne...au diesel

Ce que nous appelons “sécurité routière” n’a ici aucun sens. La ceinture n’est obligatoire qu’à l’avant dans les voiture. De même, le casque n’est”obligatoire” que pour le conducteur du scooter, ce qui donne des situations assez cocasses, comme ces saris colorés en amazones derrière des hommes casqués (ou pas) sur l’équivalent de nos nationales.

Une indienne en amazone derrière un scooter sans casque

Mais pour certains, le casque de chantier en plastique fait l’affaire.

Un homme, un casque

La grande classe, c’est de rouler fenêtres ouvertes, la main dehors, avec la climatisation au maximum. Pour une grosse indienne avec 4 roues motrices, comptez un plein à 50 roupies par semaine… Ca laisse sans voie!

Great indian driver

Mais quand on sort de Delhi pour rejoindre Mangar, à 40 minutes de la capitale, on comprends mieux l’utilité des grosses roues.

Quand une dizaine de camions colorés et chargés de pierres coupantes bloquent la route, on descend du frigidaire sur roues, et on explique à l’autochtone que l’ “on voudrait qu’il dégage ses engins afin que l’on puisse accéder à notre propriété” (traduction MN, 1er jour d’Hindi).

Je ne sais pas si c’est la première fois qu’ils voient une blanche ou un reflexe, mais l’homme au pantalon rouge se colle à la vitre (côté passager) jusqu’à ce que l’on démarre…

Après un trajet digne d’une publicité pour Chevrolet, avec les cailloux qui raclent le dessous de l’auto, rien de tel qu’une bonne marche pour se muscler les chevilles et se dégommer la pédicure.

La photos de mes orteils après la traversée de la ferme a été censurée par les autoritées compétentes.

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